Une première diffusion réussie!

Après avoir présenté le spectacle en laboratoire au Centre Culturel de Pierrefonds, puis en grande première au Festival Petits Bonheurs à Montréal et Longueuil, la semaine dernière s’achevait une belle série de représentations de notre spectacle Ondin au Studio-théâtre de L’Illusion.

Il n’y a pas à dire, l’accueil fut formidable! Les enfants nous ont partagé leurs impressions avec tant de générosité, ils m’ont encore une fois appris énormément. Les parents spectateurs ont plongé avec leurs enfants dans notre univers tout en douceur. Mes collègues artistes et marionnettistes sont venus en grand nombre voir le fruit de notre travail, et leur réception fut très positive. Même les journalistes ont embarqué avec nous dans ce premier voyage au cœur de la création.

D’ailleurs, voici la fabuleuse revue de presse du spectacle : Dossier de presse Ondin.

Cette belle série de représentations a vraiment permis de faire évoluer le spectacle. L’équipe s’est mise au même diapason pour enfin trouver son rythme de croisière. Dans un
spectacle où chaque mouvement peut faire une différence dans la compréhension et l’interprétation du spectateur, il était essentiel et nécessaire de pouvoir jouer le spectacle à plusieurs reprises pour lui donner son plein élan. Nous avons quitté le rivage pour voguer  loin, très loin!

Merci à tous ceux qui m’ont aidée à donner vie à ce fabuleux projet!

Longue vie à Ondin!

Une équipe de création du tonnerre!

Alors que nous entamons le dernier droit avant la première, j’aimerais prendre le temps de remercier la fabuleuse équipe d’artistes talentueux qui ont travaillé d’arrache-pied avec moi pour rendre ce projet possible.

D’abord, Maryse Poulin, qui a osé se mettre en danger comme musicienne et sortir de son espace de confort pour évoluer dans l’espace scénique. Présente dès les débuts du processus de création, elle a effectué une recherche sonore impressionnante. Elle nous a fait découvrir des instruments plus intéressants les uns que les autres. Elle a composé un univers musical tout en sensibilité qui nous accompagne et nous emporte dans l’univers marin, tant à la surface que dans les profondeurs.

Gabrielle Garant, qui s’est jointe à nous à titre de régisseuse au départ, a appris à la vitesse de l’éclair à manipuler notre structure mer, cette géante marionnette à fil. Si vite, qu’elle a pu prendre à sa charge de plus en plus de marionnettes du spectacle.  Lors des laboratoires, je lui demandais: «Pourrais-tu manipuler ce personnage, juste pour essayer?» Et voilà que la magie opérait. Son extraordinaire capacité à faire plein de choses en même temps a vraiment contribuée au rythme de la création!

Josée Bergeron-Proulx a joué un rôle plus qu’essentiel à la réalisation du projet. Très à l’écoute de mes aspirations pour cette création, elle est allée de l’avant, écoutant son instinct, récoltant la matière qui nous parlait. Elle a compris mon univers et a su amener les idées plus loin pour créer cet univers visuel fascinant. Elle a confié la réalisation des décors à l’équipe d’ACME, mais a réalisé une grande partie de l’univers visuel elle-même. Elle s’est impliquée à tous les niveaux et elle est restée disponible tout au long du processus pour s’assurer que tous les petits détails fonctionnaient. Elle signe donc la scénographie et les costumes.  Elle a également conçu le visuel des marionnettes, tout en en réalisant plusieurs.

Isabelle Chrétien a su, grâce à ses mains de fée, transposer Ondin et Mélusine du 2D au 3D à la perfection. Après quelques essais, elle a surpris tout le monde en créant notre petit poulpe de manière toute simple. Dès la première minute où elle nous l’a présenté, nous l’avons adopté. Nous avons travaillé par étapes et, à chaque fois, Isabelle usait de créativité pour trouver la meilleure solution de manipulation adaptée à nos besoins. De cette façon, les marionnettes sont d’une mobilité fabuleuse et peuvent rendre toute une gamme d’émotions. Son aide et ses conseils furent vraiment précieux.

Vincent Prairie, présent dès les tout premiers instants de l’aventure, nous a prêté main forte à plusieurs niveaux. Ses capacités manuelles pour les nœuds de matelot, l’installation de filage, de crochets de toute sorte et pour les tests lumières, nous ont bien aidés à avancer.

Dû à nos besoins très précis pour l’éclairage, Guy Simard, grand collaborateur de toujours de L’Illusion, viendra se joindre à nous dans les prochains jours pour nous éclairer de son expertise lumineuse.

Lors de cette période de création, nous avons eu l’aide de formidables conseillés artistiques. Ils furent essentiels pour nous. Posant les bonnes questions, nous suggérant des pistes à explorer, nous donnant spontanément leurs impressions, leurs sensations. Un immense merci à Marc-Antoine Cyr, Peter Eustache, Philippe Racine, Louis-Charles Sylvestre et Claire Voisard!

Sabrina Baran

Ondin prend forme

Voilà que s’achève une étape cruciale de la création. Le travail fut colossal, et nous nous y attelons depuis près de quatre semaines. Tentant avec ardeur de mettre en commun nos univers pour réussir à n’en faire plus qu’un, j’ai poursuivi le travail dramaturgique en restant sensible aux fabuleux objets qui nous entouraient.

Transportée par la force d’évocation du tambour d’océan de Maryse Poulin, je lui ai donné une place centrale dans la pièce: il agit comme fil conducteur.  Lié directement à la mer, il lui insuffle la vie,  il fait apparaître Ondin, danse avec Mélusine et permet aux deux enfants de trouver un espace commun où leurs différences font place à leurs ressemblances. Ces deux enfants solitaires, séparés par la mer, se trouveront en son cœur.

Voici enfin nos deux enfants de la mer, Ondin et Mélusine, dessinés par Josée Bergeron-Proulx et réalisés par Isabelle Chrétien:

Avec Gabrielle Garant, notre nouvelle comparse régisseuse-marionnettiste, nous sommes désormais un réel trio de fées sur scène. Grâce à elle, nous avons pu développer et enrichir les différents tableaux de l’histoire, ainsi que la fluidité de la manipulation de l’espace et des marionnettes. À la fin de la période de travail, elle semble maintenant faire partie du projet depuis les tout premiers débuts. Comme je suis heureuse d’avoir fait ce choix!

Dans le cadre de notre résidence au Centre Culturel de Pierrefonds, nous avons eu la chance de rencontrer des enfants et de leur présenter le résultat de nos efforts. Quelle riche rencontre! Des enfants de toutes origines confondues se sont identifiés aux personnages et ont réagi spontanément à nos propositions. Nous avons même discuté avec eux après la présentation. Les enfants se sont laissé transporter dans notre univers marin.

Reste encore un beau chemin à parcourir avant la première au Festival Petits Bonheurs Montréal le 4 mai prochain. Vous pourrez ensuite voir le spectacle à Petits Bonheurs Longueuil le 13 mai et ensuite au Studio-théâtre de L’Illusion.

Les photos sont de Josée Bergeron-Proulx, sauf celle de Mélusine qui est de moi 🙂
Merci Josée!

Sabrina Baran

Créer un univers vivant, tout en mouvement.

Depuis les débuts du processus de création d’Ondin, je désire intégrer les interprètes à l’espace pour qu’ils puissent s’y confondre, l’influencer et le transformer. Créer un espace de jeu tout en mouvement, vivant, enveloppant pour faciliter la plongée des tout-petits dans notre univers théâtral insolite.

Lors de notre plus récente période de création, nous avons apprivoisé plus techniquement l’espace, les structures et les marionnettes. Je me suis rendue à l’évidence que pour rendre l’effet organique que je recherche tant, je devrai intégrer un régisseur marionnettique sur scène. En effet, j’aimerais permettre au régisseur du spectacle d’agir comme marionnettiste et de transformer l’espace scénique au fil du spectacle. La manipulation de l’éclairage et de l’espace aura donc lieu sur scène. Cela nous permettra de gagner en fluidité pour créer cet univers mouvant.

Nous avons bien réussi à établir la ligne directrice du spectacle et à clarifier la dramaturgie des actions. Maintenant, je veux que l’on s’attaque au mouvement, car il faut réinvestir l’espace avec nos corps et nos instruments respectifs. Il est aussi primordial de créer une nouvelle chimie à trois pour s’approprier l’espace.

Le décor revient s’installer au Studio-théâtre, les marionnettes sont en phase finale de construction. Nous pourrons très bientôt replonger tête première dans l’univers d’Ondin.

L’équipe se replonge au cœur de la création

C’est reparti! Toute l’équipe d’Ondin se replonge au cœur de la création. 

Nous nous retrouvons maintenant au cœur de notre réel environnement visuel avec nos instruments et marionnettes. Nous composons image par image l’histoire d’Ondin et de Mélusine, ces deux enfants de la mer, si différents l’un de l’autre.

Je suis si heureuse de rencontrer enfin ces deux petits personnages marionnettes. Grâce aux dessins de Josée Bergeron-Proulx et aux mains habiles d’Isabelle Chrétien, Ondin et Mélusine sont maintenant en trois dimensions. Ils ne sont pas terminés, mais disons qu’ils sont au stade de mignons petits squelettes. Ils bougent et vivent très bien déjà. Bientôt, ils auront cheveux, couleurs et vêtements!

Voici la chouette tête qu’aura Ondin :

 OndinOndin
Nous avons maintenant tout ce qu’il faut pour débuter le travail d’écriture scénique si spécifique à la marionnette. Il nous faut explorer toutes les possibilités que nous offrent l’espace, apprivoiser et découvrir le langage de chacune des marionnettes. Pour en arriver à créer une expérience théâtrale sensible qui se vit, se ressent au-delà des mots et où chaque mouvement fera vivre aux petits spectateurs des émotions intenses et vraies.

L’enfant, ce fabuleux spectateur

Pendant que Josée Bergeron-Proulx orchestre la réalisation de l’univers visuel du spectacle, j’en profite pour faire un lien avec un événement très intéressant qui a eu lieu la fin de semaine dernière à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal. L’événement Au Feu! a réuni tant les pionniers que la relève du théâtre pour l’enfance et la jeunesse du Québec. Tous étaient animés par le même désir ardent de faire vivre l’expérience du théâtre de qualité aux enfants de tous âges. Ces rencontres furent très riches en échanges, en réflexions et en discussions. Elles m’ont amenée à vouloir partager avec vous la raison pour laquelle je désire m’adresser particulièrement à l’enfant …

D’abord, l’enfant est un spectateur qui me fascine depuis longtemps déjà. Je l’ai observé, étudié, rencontré… pour tenter de mieux le comprendre. J’ai découvert un spectateur imprévisible, mais incroyablement sensible à tous les détails de la proposition qu’on lui offre. Un spectateur animiste qui plonge réellement au cœur du spectacle pour y vivre des émotions intenses et vraies. Un spectateur sans code, auquel il faut s’adresser avec délicatesse, mais qui, souvent, peut aller bien plus loin que ce que nous soupçonnons. Pour moi, l’enfant est le plus intéressant spectateur qui soit !

Ayant eu la chance de baigner dans l’univers du théâtre de marionnettes toute mon enfance, je suis extrêmement consciente de l’impact et de l’importance que peut avoir le théâtre sur un enfant. Ce dernier a une telle capacité à plonger dans l’imaginaire! Lui proposer une œuvre artistique, c’est aussi lui permettre de cultiver cette envie de tous les possibles, cette ouverture sur le monde, cette curiosité qui lui est propre.

Les enfants sont une source inépuisable d’inspiration pour moi.

Merci les enfants 😉

La recherche et création en sons et en images

Cette semaine, je vous propose un joli montage composé par Maryse Poulin, conceptrice et interprète de l’univers sonore du spectacle. S’y trouvent rassemblées quelques images qui nous ont inspirés, des photos de notre résidence de création à Petite-Vallée, des clips de notre travail en laboratoire. Vous pourrez aussi y voir les croquis des marionnettes et la maquette du décor, réalisés par Josée Bergeron-Proulx.

Notre montage vous permettra de vous imprégner de l’atmosphère du spectacle!
Pour le visionner, cliquez sur ce lien : Ondin (Recherche et création).

Au moment d’écrire ces lignes, le décor et les marionnettes s’apprêtent à être fabriqués et à prendre vie. Je suis impatiente de travailler avec les vraies installations, de pouvoir apprivoiser doucement les marionnettes d’Ondin, de Mélusine et des créatures des profondeurs sous-marines. À ce moment, nous reprendrons la recherche et l’expérimentation afin de réussir à mettre en lumière tout le potentiel d’évocation du décor et des marionnettes.

J’ai si hâte! Patience Sabrina… Reste la fabrication, une étape cruciale de la création, où toute une équipe d’artisans s’attellera sans relâche pour que naisse l’univers visuel du spectacle en trois dimensions. À suivre avec intérêt!

Recherche d’universel

En explorant la grève de la Gaspésie, nous avons fait de formidables découvertes. Des roches, des algues et des bouts de bois de toutes sortes échoués sur la plage. Ces objets, empreints d’une vie et d’une histoire riche et mystérieuse, sont de véritables œuvres d’art façonnées par la nature elle-même.

Nous n’avons pu nous empêcher d’en récolter et d’en ramener avec nous.

Suite à notre résidence, Josée Bergeron-Proulx, la scénographe d’Ondin, a approfondi ses recherches. C’est dans les coutumes de la pêche du monde entier qu’elle a puisé son inspiration.

La beauté et le contraste du bois vieilli, des pierres polies, de l’eau qui miroite et de la
transparence des filets de pêche seront la base de notre univers visuel.

À travers le monde, les paysages diffèrent, mais ces éléments de la nature se retrouvent dans tous les coins du globe et représentent bien la culture universelle du bord de mer…

Grâce aux matériaux brutes que nous mettrons en contraste avec la douceur de l’eau, nous réussirons, je l’espère, à créer un univers enveloppant nos petits spectacteurs et leur permettant de plonger avec Ondin au cœur de l’océan.

Voici la maquette de notre espace scénique :

Josée travaille encore sur les croquis des marionnettes, nous pourrons bientôt vous les présenter!

Les dessins des enfants de la Gaspésie

Ce fut un peu la folie à L’Illusion durant les deux dernières semaines, voilà pourquoi je n’ai pas pu entretenir le blogue comme je le souhaitais.

Nous en sommes maintenant à une étape cruciale pour Ondin : la création de l’univers visuel et des marionnettes.

Pour enrichir le travail déjà entamé, nous venons tout juste de recevoir les œuvres d’art des enfants que nous avons rencontrés à Petite-Vallée. Je ne peux m’empêcher de partager avec vous quelques exemples de ces chefs d’œuvres :

 

Certains enfants ont créé des créatures fantastiques dans un fond marin tout en textures.

 

D’autres, grâce à des couleurs vibrantes, ont créé des univers faisant le lien entre la surface et le fond de l’océan.

 

Nous avons aussi découvert plusieurs personnages aux formes sympathiques et inspirantes.

C’est vraiment fabuleux pour l’équipe de création de pouvoir voir ce que notre travail préliminaire vient réveiller chez les enfants. Ces dessins nous ont tellement inspirés! Ils sont une réelle porte d’entrée vers leur imaginaire. Nous aimerions beaucoup les exposer lors des représentations d’Ondin au printemps prochain.

Dans les prochaines semaines, je vous laisserai voir un peu plus le résultat de notre travail de création. Patience…

Une résidence de création des plus inspirantes!

Du 18 au 24 septembre dernier, l’équipe d’Ondin a eu l’immense chance d’être accueillie en  résidence de création au Théâtre de la Vielle Forge de Petite-Vallée en Gaspésie.


Le village en chanson de Petite-Vallée a mis à notre disposition leur merveilleuse salle de spectacle sur le bord de la mer. Je crois qu’il n’existait pas de meilleur lieu au Québec pour débuter un travail de recherche et création.


*Quelques tests scénographiques avec des objets trouvés sur la berge.

À la rencontre des jeunes de la Gaspésie

Cette expatriation vers le grand large québécois nous a permis de sonder l’imaginaire des jeunes d’ici qui vivent au bord de l’eau. Élise Dubé, nous a conduits vers quatre différents villages où nous avons fait des ateliers avec les jeunes dans leur classe. De retour à Montréal, nous attendons leurs beaux dessins inspirés de l’histoire d’Ondin. Une belle
correspondance maritime est à venir!