Lettre au fantôme de Jacques Ferron

22 juin 2017, Saint-Michel-des-Saints

Cher Jacques,

Sabrina et moi, nous nous sommes exclus un peu de la ville pour plonger dans ton œuvre. Nous avons lu L’Amélanchier, Gaspé-Mattempa et quasi tous tes contes ; en passant par les Contes du pays incertain aux Contes anglais jusqu’aux Contes inédits. On a aussi dégoté un petit film sur toi Le cabinet du Docteur Ferron de Jean-Daniel Lafond. Sabrina et moi avions hâte de t’entendre parler, de voir tes yeux!

Ça fait maintenant trois jours que nous sommes dans le silence des bois avec tes mots comme seul musique. Nous sommes étourdis par ta charge, par ton souffle. À travers tes mots, nous tentons de saisir ta vision du monde. La tâche n’est pas aisée… Te lire, Jacques, c’est comme faire le funambule entre le bon et le mauvais côté des choses ; tenter une traversée du monde, sur une corde raide, en sachant que tomber d’un côté ou de l’autre peut faire mal. C’est vertigineux!

Tu ne le sais peut-être pas encore, Jacques, mais nous ferons bientôt un spectacle sur toi! Pas sur toi directement, mais autour de toi ; de ton œuvre surtout, mais nous devons nous rendre à l’évidence : toi, Jacques, ta vie, ta façon d’être, de vivre, d’écrire et de soigner aussi nous intéresse tout autant que tes écrits.

Bientôt, nous partirons sur tes traces pour s’imprégner du premier lieu qui t’a inspiré : La Gaspésie. Nous visiterons les endroits où tu as habité, où tu as travaillé comme docteur, de 1946 à 1948. Nous rencontrerons peut-être même des gens qui t’ont connu. On espère qu’ils nous raconteront de belles anecdotes à ton sujet! Ce qui nous permettrait de te connaître davantage et de saisir l’homme, le médecin, l’artiste que tu étais.

À très bientôt.

Louis-Charles et Sabrina

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